
L’affaire Northern Songs laissera bien des séquelles morales dans le paysage Beatles. Paul McCartney, à la suite de cette bien sordide affaire financière, se lancera dans l’enregistrement de « Spies Like Us », qui va lui amener un certain succès. Il multiplie les injures contre Yoko Ono et adresse aussi des courriers incendiaires à Sir Lew Grade et Dick James, l’ancien éditeur des Beatles. Ce dernier, visiblement chamboulé par le business Beatles, meurt d’une crise cardiaque à Londres le 1er février 1986 à l’âge de 67ans. Aucun des Beatles n’aura l’indélicatesse de faire un commentaire déplacé ni même de se rendre à ses obsèques le 3 février à Willesden.
Au même moment, le 16 avril 1986, la société Hewlett Packard annonce qu’elle va payer 1000 livres par semaine pour utiliser une reprise de « We Can Work It Out », réenregistrée par un groupe anglais. Julian Appleson de Atv Music, explique qu’il ne comprend pas la réaction négative des fans des Beatles car il lui paraît que le ton de la chanson est suffisamment positif pour attirer les managers trentenaires ou quadragénaires. Paul et George Harrison se déclarent écœurés par cette décision.
Le choc est rude pour les ex-beatles et Yoko Ono. George Harrison est particulièrement furieux à l’encontre de Paul qu’il accuse d’avoir tenté le diable en collaborant avec Jackson. Ringo Starr sera moins virulent car il venait quand même de participer à Give My Regards To Broad Street. Yoko Ono quant à elle devient l’objet de rumeurs insensées. Elle aurait soi-disant tuyauté Michael Jackson, moyennant une forte somme d’argent et la promesse d’une apparition de Sean Lennon dans un clip, pour le rachat du catalogue. Elle aurait demandé à Sir Lew Grade de faire patienter les offrants tout en sachant que c’est Jackson qui achèterait rubis sur l’ongle. Rumeurs démenties mais suffisantes pour que Paul ne parle plus à Yoko avant un certain temps.









